e-Enfance / 3018

L’association e-Enfance est une organisation française de référence dans le domaine de la protection des mineurs sur Internet. Fondée en 2005 par Justine Atlan, l’association est née de la prise de conscience croissante des risques auxquels les enfants et les adolescents sont exposés dans l’univers numérique. Reconnue d’utilité publique, agréée par le ministère de l’Éducation nationale et labellisée par la Commission européenne dans le cadre du programme Safer Internet, e-Enfance s’est imposée comme l’interlocuteur principal des pouvoirs publics sur les questions de cybersécurité des mineurs.

L’association est notamment connue pour opérer le 3018, numéro national de lutte contre les violences numériques faites aux enfants. Devenu numéro national par la loi du 2 mars 2022 contre le harcèlement scolaire, le 3018 est un service gratuit, confidentiel et anonyme, accessible par téléphone, chat, réseaux sociaux et application mobile. Il est opéré par une équipe de professionnels formés — psychologues, juristes et spécialistes du numérique — qui accueillent les appels des victimes de cyberharcèlement, de revenge porn, de chantage en ligne ou de prédation sexuelle.

Le 3018 dispose d’un pouvoir unique : celui de signaler directement aux plateformes numériques les contenus illicites ou dangereux pour obtenir leur suppression rapide, souvent en quelques heures. Cette capacité d’action directe auprès des géants du numérique constitue un levier essentiel dans la protection effective des mineurs en ligne.

Les actions de prévention constituent un autre volet essentiel du travail d’e-Enfance. Chaque année, l’association intervient dans des milliers d’établissements scolaires à travers la France pour sensibiliser les élèves aux bons usages du numérique et aux risques associés : cyberharcèlement, protection des données personnelles, droit à l’image, fake news, addiction aux écrans et prédation en ligne.

L’impact d’e-Enfance et du 3018 sur la société française est considérable. L’association a contribué à faire évoluer le cadre législatif français en matière de protection des mineurs en ligne, notamment en pesant dans l’adoption de lois sur le cyberharcèlement et la régulation des plateformes numériques.